The racing rules of sailing : un bel outil pour tout savoir sur les règles et les cas

Bonjour à tous

Un petit post en direct de Medemblik, charmant village et magnifique spot de régate en Hollande, où je viens régulièrement planter ma CQR. J’y « sévis » dans une fort belle équipe sur le 29er Worlds : 330 équipages, 6 flottes, des yellow flags dans les moments chauds, des réclamations très intéressantes … et quelques heures de pétole pour couper les cheveux en quatre entre copains dernière un petit café.

L’épreuve me donne l’occasion de travailler pour la 1ère fois avec un nouvel outil, développé par un éminent juge américain dont je bénis l’initiative : racingrulesofsailing.org (oui, c’est dans la langue de Shakespeare : une belle occasion de mettre un coup de WD40 sur votre anglais un peu rouillé !) est un site qui propose, pour les « rules addicts » de mon genre, l’intégralité des principaux textes (RCV et cas) avec les liens qui les unissent. La partie « règles » est en accès libre, les espaces dédiés aux épreuves étant réservés aux arbitres désignés.

Un outil essentiel au services des arbitres… mais aussi des coureurs et des coachs, à utiliser sans modération.

Bon surf !

Medemblik côté terre…

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.. et côté mer :

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Dernière modification le 26/07/2016

 

 

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Aux chiottes l’arbitre !

Bonjour à tous

C’est de Medemblik, haut lieu de la voile en Hollande, où je suis pour la Delta Lloyd Regatta (j’adore cette régate, pour plein de raisons) que je me décide à publier enfin cet article en gestation depuis quelques semaines (1).

Deux articles parus ces derniers mois, tous deux portant sur « l’erreur d’arbitrage » dans le football (dans un contexte de mise en place expérimentale de la vidéo) ont attiré mon attention et m’ont donné l’occasion de reprendre le chemin du clavier pour une petite réflexion très personnelle-qui-n’engage-que-moi.

Le premier, relayé dans un journal suisse, interroge un ethnologue qui évoque l’importance sociologique des discussions d’après match. Il décrit ainsi l’erreur d’arbitrage comme étant « bonne pour le foot », car elle contribuerait, selon son analyse, à un monde « discutable et donc vivable ».

Le second, déniché sur un blog de football, est paru il y a quelques semaines et défendait une thèse complètement différente : à l’issue d’une réflexion épistémologique très intéressante, il déclare tout simplement l’inexistence de l’erreur d’arbitrage. Sa conclusion – « l’arbitre a toujours raison car sa décision est finale » – est l’aboutissement d’une réflexion qui, qu’on soit d’accord ou pas, mérite d’être lue attentivement.

La lecture de ces 2 papiers a réveillé en moi quelques souvenirs d’une épreuve arbitrée fin 2015 dans la turbulente flotte des IOM, alias « classe 1 Mètre », l’une des principales séries en Voile Radio Commandée (VRC pour les intimes) d’où j’étais revenue avec quelques questionnements existentiels sur ma pratique d’arbitre et ma motivation. Le temps m’avait alors manqué pour coucher ma réflexion par écrit mais elle ne s’en est pas moins poursuivie, en filigrane, nourrie par quelques échanges privés pendant l’hiver avec des acteurs du monde de la VRC. La page d’introduction à la VRC de ce site est le fruit de cette réflexion et décrit les caractéristiques essentielles de cette pratique de la Voile Radio Commandée, comment j’y suis arrivée, en tant que juge ou comme coureur, l’intérêt d’y oeuvrer en tant qu’arbitre. Sa lecture explique comment et pourquoi ces articles relatifs à l’arbitrage en foot évoquent pour moi la VRC : cette dernière partage avec le foot un arbitrage « à chaud » (application d’un texte spécifique qui régit l’intervention des arbitres pendant l’action), des préoccupations relatives à la « discipline » (au sens comportement et respect des règles), une appétence marquée pour la dialectique post-match et, parfois, pour un désir mal contenu de pendre l’arbitre, par web interposé.

Regardons donc ces 2 articles, ce qu’ils nous racontent et surtout, en quoi ils peuvent s’appliquer à la VRC… ou nourrir la réflexion des adeptes des « petits bateaux », comme je les appelle affectueusement :

Pourquoi l’erreur d’arbitrage est bonne (pour la VRC)

Quand on regarde évoluer des VRCistes sur leur podium ou la zone de contrôle, et surtout quand on les écoute, on se dit que Bromberger (auteur du 1er article) a trouvé un fort beau qualificatif avec celui de « bagatelle la plus sérieuse du monde ». Il faut voir le sérieux de la bagarre, l’âpreté du jeu et des propos. De simples citoyens (profs, pilotes d’avions, commissaires de police, dirigeants, agriculteurs, informaticiens, élus locaux, consultants, et même médaillés olympiques) qui dans leur vie de tous les jours sont des gens tout à fait charmants, respectables, calmes, avenants.. se transforment au bord de l’eau en pré-adolescents vindicatifs, visiblement aux prises avec une pression qu’ils n’arrivent pas à gérer. Soyons honnêtes : j’en ai fait partie (enfin, je me souviens plus, mais me connaissant, j’ai bien dû moi aussi piquer une ou 2 râleries bien sonores..). Que celui qui n’a jamais fauté… etc.

La page d’introduction rédigée sur la VRC donne quelques unes des causes possibles de cette transformation singulière. Pour avoir moi-même tenu les commandes, je sais que le pouls monte plus vite et plus haut sur une ligne de départ d’IOM que sur celle de laser, le VRciste n’ayant pas, en outre, la soupape d’évacuation que constitue le fait de tirer sur une sangle de rappel pour garder à plat un bateau un peu fou. Le VRCiste bout.. mais dispose, au mieux, de 50 cm2 au sol pour évacuer la pression.

L’analyse de Bromberger, donc, nous rappelle simplement, avec son aimable qualificatif, qu’un jeu sérieux est quelque chose qui peut être très … sérieux. Mais c’est aussi un jeu, et donc joué par des gosses qui ont peut être, parfois, juste besoin de revenir dans leur peau de gosses avec les trépignements de pieds et la dose de mauvaise foi qui vont bien.

Mais l’ethnologue nous dit davantage : c’est que pour les sports, dont la voile fait partie, où le chrono seul ne décide pas de tout, la part de « discutabilité » du jeu est ce qui rend sa pratique, et le monde en général, vivable. Transposé et dit avec d’autres mots : la VRC ne serait pas la VRC si, au retour de régate, les coureurs n’y allaient pas de leur couplet sur combien ils sont contents, combien ils ne sont pas contents, à quel point le résultat aurait été différent si cette maudite juge n’avait pas sifflé la « mini touchette de rien du tout » entre le bateau 108 et le bateau 14, dans la zone avant la dernière bouée de la course 3. Comme dans le foot, la part discutable des jugements sur les actions de l’arbitre est le prétexte à poursuivre la régate des jours durant, en imaginant d’autres issues qui n’aient pas le caractère implacable d’une victoire indiscutable.

J’aime bien son analyse : elle rend ce « post régate » en VRC plus humain, plus acceptable aussi (2), surtout pour l’arbitre qui devient la cible de la vindicte d’un ou deux frustrés. Eric Berne, fondateur de l’Analyse Transactionnelle, a d’ailleurs élaboré une théorie de la structuration du temps qui permet d’aller encore plus loin, en expliquant le bénéfice que chacun tire de ces discussions sans fin. Les humains que nous sommes sont en quête permanente de « strokes », ces « signes de reconnaissance » qui nous viennent de l’extérieur et que nous recherchons à travers diverses manières de structurer notre temps. Nul doute qu’il aurait classé ces discussions animées dans la catégories « passe-temps »… (voire dans celle des « jeux psychologiques », avec ses coups de théâtres et ses bénéfices cachés), qui sont autant de manières de rendre la vie supportable, notamment en maintenant l’échange (y compris virulent) avec les autres, condition indispensable à notre survie psychologique. La nécessité de savoir si l’arbitre avait, in fine, tort ou raison, s’efface devant une autre exigence : celle de permettre à chacun d’assouvir son besoin d’échange au delà des quelques heures passées au bord de l’eau.

Cela étant dit, il appartient aux coureurs de se rappeler les limites de l’exercice et ses effets secondaires potentiels : la société actuelle permet à chacun, via les outils Web2, d’exprimer son point de vue quelle qu’en soit la validité, avec une audience potentiellement très large. Dès lors, franchir les limites de la bienséance (en traitant par exemple un arbitre de « shérif ») fait courir le risque non seulement d’une réaction de l’institution (la RCV 69 a des frontières d’application qui permettent de ratisser plus large que la pelouse du club, et  au delà des frontières temporelles de la régate), mais aussi de faire le vide autour de l’activité. La bienveillance dont doivent faire preuve les arbitres mérite en retour le minimum de respect dû à leur disponibilité, le travail qu’ils font pour se former, leur souci permanent de l’équité sportive et la remise en cause personnelle dont ils font preuve dans l’immense majorité des cas.

L’erreur d’arbitrage n’existe pas

Le second article, issu d’un site anonyme au patronyme révélateur, adopte, quant à lui, une posture radicalement différente de la précédente, tout aussi intéressante et à mon sens porteuse d’avenir pour la réflexion autour de l’arbitrage. Après l’approche ethnologique, voici le temps de l’approche « scientifique » et un essai de démonstration qu’en fait, l’erreur d’arbitrage n’existe pas et qu’il est donc à fait inutile de la discuter. Circulez y’a rien à voir !

Et comment s’y prend-il ?

L’article a le mérite de revenir à des questions de base :  à quoi sert arbitre ? Pourquoi est-il là ? Que peut-on raisonnablement attendre de lui ? Et la question corollaire sous-jacente: est-ce que ça serait mieux sans lui ?

  • L’arbitre est le mieux placé pour juger (et le seul à pouvoir le faire)

La première évidence qu’il rappelle est que s’il y a un arbitre, c’est parce qu’il est estimé, à juste titre, que les joueurs, parties prenantes du jeu, ne sont pas légitimes pour trancher les litiges. Dès lors, qu’est-ce qui rendrait les joueurs légitimes  pour discuter les décisions de l’arbitre ? Comme le résume très bien l’auteur : « Illégitimes avant, mais légitimes après, quelque chose est ici illogique ! ». Cela nous rappelle donc l’origine de la nécessité d’un arbitre et que sa décision soit finale : mettre fin aux différends.

  • Qu’elle soit bonne ou mauvaise, à quoi ça sert de contester une décision irrévocable ?

Dans un second temps, l’auteur rappelle l’inutilité – en tout cas sur le résultat – de discuter les décisions d’arbitre. En voile, les coureurs de Match Racing (arbitrage direct), soumis à l’annexe C l’ont bien compris. Contrairement à la régate en flotte pour laquelle l’arsenal juridique du chapitre 5, avec ses processus quasi judiciaires, est extraordinairement protecteur des droits des coureurs (pour autant que ceux-ci se préoccupent un peu de connaitre ces droits…), l’arbitrage en Match Racing ne permet pas à un Umpire de corriger une décision erronée (y compris s’il a envoyé le mauvais pavillon en pénalisant jaune au lieu de bleu). Une décision rendue est irrévocable, et les coureurs le savent. Dès lors, personne ne perd du temps à discuter, au delà des quelques mots d’échange qui permettent à l’Umpire de présenter ses excuses et au coureur de s’assurer, pour sa culture personnelle, de ce qu’aurait dû être la (bonne) décision.

En VRC, l’addendum Q, qui régit l’arbitrage des courses, prévoit également que la décision soit sans appel et non contestable. Mais pour tout un tas de raisons – proximité des arbitres qui rend possible l’échange verbal, mais aussi, peut-être, un atavisme historique d’auto arbitrage qui a longtemps prévalu sur ces classes – il arrive qu’une décision d’arbitre soit, parfois vivement, contestée, à chaud, avant que la pénalité soit effectuée. Et la contestation se poursuit parfois, au delà de la fin de l’épreuve, sur ces fameux forums d’échange. La réflexion que devrait mener la VRC, en remplacement d’une tendance à reporter la critique sur les arbitres et leur incompétence, serait de se redemander à quel jeu ils veulent jouer. Sur lesdits forum, il y a d’ailleurs autant de critiques sur les régates sans arbitre (eh oui.. ça arrive), que sur celles prétendument mal arbitrées.

  • Les décisions de l’arbitre sont nécessairement bonnes, car subjectives

La suite de l’article va encore un peu plus avant dans l’analyse logique de tout ça en concluant, in fine, que sur ces décisions litigieuses abondamment commentées, personne n’est capable de prouver que l’arbitre s’est trompé. En voile, personne ne pourra jamais statuer avec certitude si le 134 avec terminé son virement et si le 88 était ou pas, engagé à la zone. Dès lors, pourquoi discuter? Si on estime que l’arbitre rend une mauvaise décision, qui va pouvoir trancher sur ce que devrait être la « bonne » décision? Un arbitre « meta »?

  • Faute objective ou arbitrage « psychologue »

La partie suivante de cette intéressante analyse renvoie à la demande – qui figurait déjà en filigrane de l’affaire Stamm – que les arbitres fassent preuve de « psychologie » dans leurs décisions. Et ne s’agit-il pas d’une demande éminemment paradoxale ? Contester une décision d’arbitrage, c’est affirmer que l’arbitre s’est trompé et a mal jugé une faute objective et d’existence certaine. Dés lors, si la faute existe objectivement, comment peut-on demander à l’arbitre d’appliquer des pénalités « avec discernement », si ce n’est renvoyer à un arbitraire qui lui permettrait de modifier les règles comme bon lui semble?

En VRC, cette exigence de psychologie prend la forme de contestations de décisions qui portent non pas sur l’existence de la faute ou la validité juridique de la décision, mais sur le caractère véniel (aux yeux du coureur bien sûr) de ladite faute alors que bien d’autres fautes, qualifiées d’énormes, lui auraient échappé. Dans les yeux du contestataire, on lit toujours, dans ses yeux révulsés, sa conviction qu’il existe un « sens commun » universellement partagé, sur ce qu’est une faute vénielle versus une faute grave. L’arbitre que je suis tente juste de leur rappeler que l’indulgence pour l’un constitue toujours une punition pour l’autre et que c’est bien le fait de s’appuyer sur une règle sans se poser de question métaphysiques, qui rend le poids du rôle de juge supportable.

La conclusion de l’analyse est assez claire et précise pour être reprise en l’état :

« Tout le monde a une interprétation d’une action de jeu, mais seule celle de l’arbitre compte. Est-elle meilleure ou moins bonne qu’une autre ? Non, simplement, c’est la seule qui soit pertinente, tout en étant ni vraie ni fausse, ni juste ni injuste. »

Cette analyse n’a pas la prétention de résoudre à elle seul les incompréhensions coureurs / arbitres qui fleurissent de temps en temps sur les pontons de Voile Radio Commandée, mais elle propose à ses pratiquants quelques éléments de réflexion pour que la VRC reste ce qu’elle mérite d’être : un jeu passionnant, tant pour les coureurs que pour les arbitres, où les compétences doivent être mises en commun et respectées pour le plus grand bénéfice de la discipline.

Lorsque l’arbitrage ressemblera à cela, alors on en reparlera… :

PS : il serait dommage de réduire cet article à un « l’arbitre a toujours raison » ou d’y voir une quelconque volonté de protéger les arbitres dans une sorte de réaction corporatiste. La question de savoir si les arbitres ont tort ou raison n’est pas le sujet. Je parle d’ailleurs explicitement des cas d’erreurs d’arbitrage avérées (erreur de pavillon en umpiring par exemple) où, à son grand regret, l’arbitre ne PEUT pas corriger. Mais ça ne signifie nullement qu’il a raison ! L’objet de ce post et des deux articles qu’il commente porte sur la pertinence de discuter les décisions prises en arbitrage direct, et ils sont d’ailleurs d’avis quasiment opposés à ce sujet : le premier revendique l’intérêt de ces discussions pour des raisons sociétales, alors que le second propose une réflexion épistémologique sur l’existence, ou pas, du concept d’erreur d’arbitrage. Nulle volonté donc de défendre les arbitres en une sorte de réaction corporatiste visant à les faire croire infaillible.

(1) Le hasard d’ailleurs voulu que je publie après un fort intéressant échange avec quelques juges internationaux présents, au sujet de nos expériences – positives et négatives – d’arbitrage en Voile Radio Commandée.  L’un d’entre eux m’a avoué : never again… Dommage car c’est un juge de très grande valeur…

(2) pour être tout à fait honnête, j’avoue avoir moi aussi joué, dans la voiture au retour de régate, les résultats entre les mains, au jeu du « et si seulement ». Le mien prenait la forme non pas d’hypothèses sur l’issue d’une décision d’arbitre (en laser, il y a fort peu de régates arbitrées sur l’eau), mais de supputations sur ce qu’aurait été le résultat si j’avais viré plus tôt juste avant la marque 2 de la course 3, si j’avais battu machin dans la course 7, ou si j’avais fini 6 plutôt que 7 dans la course 9… Tout ça m’incline donc à une certaine indulgence …

Dernière mise à jour : 24 mai 2016

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Maman les p’tits bateaux…

Bonjour à tous

Une fin d’année fort occupée à migrer vers la Guadeloupe (accompagnement de conjoint oblige), m’a quelque peu mobilisée ces derniers mois et éloignée de la rédaction de ce site. Que mes lecteurs (qui se rappellent régulièrement à moi via des questions souvent fort intéressantes), me pardonnent et se rassurent : il est bien dans mes intentions de le poursuivre.

Désormais bien installée dans ma nouvelle vie tropicale déjà fort occupée, j’ai savouré comme il se doit la continuité de l’activité d’arbitre pendant la saison dite « froide » (si si, ici aussi la température chute, parfois jusqu’à des niveaux indécents – genre 20° – qui rendent difficiles les plongeons dans la piscine…), avec quelques sessions d’umpiring sous le soleil avec mon pote Pascal….

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…. entrecoupées d’un accueil en fanfare de mon copain Olivier, venu courir « Ze race » (un truc de fou, où il rame avec ses mains, à plat vendre sur sa planche, pendant 30 milles …Il l’a fait !)…

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….et de quelques régates laser comme on les aime : 13 à 17 noeuds, vagues, soleil, eau bleue turquoise et des copains de jeu (les petits jeunes du pôle de Guadeloupe) plus qu’affutés…

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Brest et son Interligue de février, incontournable RDV humide et glacial de début de saison, ne sont qu’un vieux souvenir. Quelques projets de régates masters pointent leur nez dans l’agenda moyen terme… mais bon, ceci est une autre histoire…

L’hiver européen, lui, moins propice en navigations, est toujours riche d’un intense travail « sur table » pour les arbitres et d’échanges avec les pairs. Cet hiver, il a été bien occupé, en ce qui me concerne, par un fort intéressant travail sur les règles de course à la voile pour ce que j’appelle affectueusement les « petits bateaux », à savoir la Voile Radio Commandée, dite VRC.

Eh oui : les instances dirigeantes du monde de la voile revendiquent souvent à juste titre d’être « la voile, toute la voile ». Notre sport a ceci de magique qu’il englobe un spectre de pratiques large et d’une infini variété de types de bateaux : du dériveur à l’habitable, du Topper au maxi trimaran, de la VRC au VOR 70, des bouées de la baie de la Baule à la course autour du monde, des eaux glacées de la Baltique aux lagons des Bermudes, du Match Race à la course en flotte à 120 bateaux.. Voilà le terrain de jeu du régatier et, par ricochet, de l’arbitre. De quoi apprendre et s’éclater pour un paquet d’années !

Disons-le tout net : l’arbitrage, comme toute activité, nous voit parfois revenir de régate un peu déconfit(e) : le job est, dans l’immense majorité des cas, passionnant, mais il arrive qu’il ne le soit pas, ou qu’on soit insatisfait de soi… ou des autres, voire que les choses aient été difficiles (techniquement, humainement..).

Parmi mes disciplines fétiches, donc, figure la Voile Radio Commandée. Peu connue du public et des arbitres, cette pratique haute en couleurs mérite bien une 1ère page d’introduction, avant des enrichissements qui ne sauraient tarder. Youtube regorge par ailleurs de vidéos permettant de plonger dans l’ambiance d’une régate, comme les excellents résumés publiés lors du mondial IOM 2015 à San Francisco.

L’arbitrage en VRC a la particularité d’être une activité « intense », à tous points de vue, qui laisse donc rarement indifférent. Elle est à la fois passionnante, extrêmement formatrice, très gratifiante lorsque les choses se passent bien et, parfois, source de grosses déconvenues. Des années de pratique et quelques souvenirs cuisants de régates houleuses, n’ont pas (encore !) réussi à me dégouter de la discipline. J’éprouve pour les « petits bateaux » une affection particulière et une passion toujours présente pour ce que la discipline offre d’intérêt en matière d’arbitrage.

Bienvenue dans le monde des petits bateaux… et comme toujours, toute critique ou remarque est bienvenue en commentaire ou via la page me joindre.

Bonne saison (VRC) 2016 !

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Photo Larry Grant (IOM Worlds 2015 – San Francisco)

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RCV 42 propulsion : l’ablatif absolu ** du régatier

L’été bat son plein… qui m’a conduite, après une délicieuse semaine en Pologne pour l’Européen Laser 4.7, vers les rives de la mer Egée, en Grèce, pour une régate « chaude », au sens original du terme (le thermomètre flirte quotidiennement avec les 40 degrés !) pour la NOA regatta, épreuve internationale rassemblant des optimists et des Lasers.

Ces 2 épreuves ont en commun une activité intense en arbitrage direct des infractions aux règles de propulsion. La voile est un sport qui se pratique avec le vent et l’eau, cela va sans dire.. mais c’est quand même dit dans la RCV42 propulsion, qui se niche quelque part dans le chapitre 4 des autres obligations en course, et donne lieu à de longues séances de lecture et visionnage de vidéos, mais aussi d’interminables conciliabules dans les antichambres de jurys, visant à développer et uniformiser la connaissance et les pratiques.

Mais c’est peu dire qu’elle donne aussi du fil à retordre aux coureurs, qui doivent dépasser la lecture fort indigeste de la RCV42 elle-même, mais aussi celle (normalement destinée à clarifier les choses, pas toujours avec succès) des « interprétations ». Lors de la 1ère journée de course en Grèce, un laser 4.7 nous a d’ailleurs gratifiés d’une forte gracieuse séance de « pagaie à la main », quelques secondes avant le départ, dans l’espoir de se repositionner sur la ligne. Ce fut le 1er d’une liste respectable de pavillons jaunes, certains coureurs ayant même tendance à les collectionner…  Il faut dire qu’entre interdits et exceptions… il y a de quoi y perdre son bréviaire… Le jury de la NOA regatta s’est donc livré, le matin du 5 août, à un petit exercice pédagogique fort apprécié des coureurs, pour tenter de démystifier cette règle maudite.

En avant, donc, pour une découverte de la RCV42 « Propulsion » à travers une petite présentation  en anglais ..et en français. Attention, il s’agit d’une version « light », volontairement restreinte au jeune public pratiquant l’Optimist ou le Laser. Une version plus complète est en préparation.

Bonne lecture et comme toujours, toutes les remarques, cruelles mais justes, sont plus que jamais bienvenues, via la page me joindre. (Vous pouvez également utiliser cette page pour me demander la version PPT, si vous souhaitez en faire une présentation).

2015-08-05 RRS42 presentation GRE_2Costas Stantilis (président du jury) lors de la présentation

2015-08-05 RRS42 presentation GRE_3Un public hyper attentif ! De bon augure…

** Ablatif absolu : forme grammaticale  du latin (et cauchemar de l’écolier) que Pagnol a découverte (et magnifiquement décrite dans Le temps des amours) en même temps que la punition scolaire et l’indéfectible amitié de son pote Lagneau..

Dernière modification : 06/08/2015

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Féminin pluri-elles : un projet et un réseau au service de l’arbitrage au féminin

Depuis 2014, la Fédération Française de Voile a mis en place un plan ambitieux pour développer l’arbitrage voile en France. Ce projet « Féminin pluri-elles » a déjà permis, depuis début 2014, à 80 femmes de se lancer dans le cursus d’arbitre régional, épaulées par un réseau actif et bienveillant de femmes arbitres régionales, nationales et internationales.

Un petit coup de projecteur s’imposait sur ce magnifique projet, ce que j’ai fait via la page  Arbitrage au féminin de ce site.

Espérons qu’il suscite de nouvelles vocations..Mesdames : jetez-vous à l’eau !

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A vos marques !

Après quelques semaines de pause largement nécessaires pour digérer les subtilités des sections A et B du chapitre 2, voici venu, avec la pause hivernale, le temps d’aborder les pièges de la Section C, dédiée aux passages de marques et obstacles.

Qui n’a jamais enroulé une marque au milieu d’une flotte de lasers (de préférence les radials), de J80 ou d’optimists n’a pas vraiment compris l’essence du mot « pagaille »…

Beaucoup de coureurs vous diront que la section C contribue, en apparence, davantage à la confusion qu’à la clarté des débats, car elle ajoute une nouvelle couche de règles qui vient s’entrechoquer avec 2 sections déjà bien denses. Pourtant, si l’on a compris quelques définitions et principes de base déjà décrits précédemment, elle devient finalement assez limpide. Et même si radio ponton m’a fait savoir récemment qu’en haut lieu (certains comités de l’ISAF dédiés à la rédaction des règles de notre jeu préféré), on réfléchissait activement à simplifier tout ça, il nous reste au moins 2 saisons à régater sous ces règles-là, ce qui est en soi une raison suffisante pour s’y pencher sérieusement.

Comme d’habitude, les remarques, questions, retours, critiques (même et surtout incendiaires) sont bienvenus pour aider à perfectionner cet exposé forcément provisoire et voué à l’amélioration.

A vos marques? Prêts? Lisez ! Bienvenue dans la section C, qui vous guidera par la main dans les méandres de la RCV 18 (passages de marques) … en attendant la rédaction de la RCV19 sur les obstacles, qui bizarrement, donne des boutons à votre serviteuse depuis un grand nombre d’années.

Je remercie au passage Pierre-Marie Bouguinat, de Voiles et Voiliers, qui, en me sollicitant en avril dernier pour la rédaction de mon 1er article dans cette éminente revue de la voile en France (voir le Voiles et voiliers de Mai 2014), m’a donné le coup de pied au derrière indispensable pour surmonter l’obstacle que constituait la rédaction de cette Section C.

Rappel : pour ne pas se perdre en route et si vous êtes allergiques aux menus à N niveaux, la page plan du site peut vous faciliter la vie.

Dernière MAJ : 16 novembre 2014

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Chapitre 2 section B : le contrepouvoir du bateau non prioritaire

Bonjour à tous

Un nouveau dimanche pluvieux fournit l’occasion de poursuivre l’exploration du chapitre 2 des RCV mais aussi d’en enrichir les pages de cas pratiques illustratifs issus de l’excellent site de ressources Finckh(1).

Les explications parfois arides s’illustrent également, peu à peu, de compléments et illustrations issus des Cas ISAF, véritable jusrisprudence complémentaire aux RCV.

La page Chapitre 2 : comment ça marche? montre comment les 4 sections de ce chapitre ont un rôle particulier, quelle est leur hiérarchie et comment elles cohabitent.

La Section A – priorités décrit en détail les droits du bateau prioritaire en obligeant le non prioritaire à se maintenir à l’écart. Alors, prioritaire roi des mers? Que nenni !

La section B est là, pour contrebalancer ces droits en limitant, dans certaines circonstances, leur étendue. La section B est donc un précieux garde-fou aux droits du prioritaire et aux risques d’abus et donc de collisions, puisqu’elle impose au prioritaire de laisser au non prioritaire le temps, l’opportunité – en un mot clé la « place » – de se maintenir à l’écart.

Mais atténuer les droits ne signifie pas les supprimer… et tout l’art est de comprendre comment ces droits et devoirs vont cohabiter et comment l’arbitre va apprécier, à chaque instant d’une situation donnée, si et comment chacun s’y est conformé.

Petit voyage initiatique donc, dans le Chapitre 2 section B : limitations générale : comme d’habitude, les commentaires, questions, signalements, etc… quels qu’ils soient, sont plus que jamais bienvenus.

Bonne lecture et surtout… bonnes mises en pratique !

(1): nom du juge Allemand qui en est l’auteur et à qui nombre d’entre nous doivent beaucoup grâce à la richesse de son outil.

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Kit de survie de la régatère occasionnelle

Bonne et heureuse année 2014 !

Ce début d’année m’a fourni l’occasion, au cours d’un entrainement préparatoire à la Women’s Cup (1), d’une petite présentation des règles de course pour quelques équipages féminins venus préparer la régate au cours d’une séance collective organisée par l’APCC.

Cette séance a donc été l’occasion de préparer un petit kit de survie de la régatière occasionnelle (mais qui marche aussi pour les hommes !), qui figure donc sous forme d’un lien dans la page kit de survie. Cette dernière est également accessible via le menu « Les règles du jeu ».

Bonne lecture et bien sûr, toutes les remarques sur ce support demeurent plus que jamais bienvenues.

(1) La Women’s Cup est une magnifique épreuve qui se tient, chaque année, début mars en baie de La Baule, et rassemble une trentaine d’équipages féminins qui régatent sur J80. Elle se court sous les couleurs de l’association PLAN France et de sa cause « because I am a girl », qui milite au profit de l’éducation des filles dans le monde.

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Vous avez dit prioritaire?

Après avoir posé les bases et clarifié comment le chapitre 2 des RCV s’organise (voir notamment la page « Chapitre 2 : comment ça marche?« ), il est temps de rentrer dans le vif du sujet et d’en explorer le contenu, pas à pas.

C’est l’objet de la page dédiée à la Section A, incontournable socle des règles qui gouvernent le « naviguer ensemble »…

Bonne lecture…. et bon commentaires si le cœur vous en dit.

Nb (28/11/13): mille excuses… il manquait le lien direct vers la page de la section A. C’est corrigé. Merci aux courageux qui ont fouillé le site pour la trouver..!

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De l’art d’éviter la collision

Dans son immense sagesse, l’ISAF (Fédération Internationale) a mis au rang de principe sacré la nécessité, pour tout bateau, d’éviter la collision, lorsque cela est possible.

Ce principe doit cohabiter avec l’existence de règles de priorité qui définissent qui a, en premier lieu, la responsabilité d’éviter le contact.

L’existence de ces règles, essentielles mais en apparence contradictoires, est souvent source de confusion : une nouvelle page de ce site – Chapitre 2 : l’art d’éviter la collision – propose un éclairage pour, une fois encore, remettre les questions dans le bon ordre.

Bonne lecture … en espérant qu’elle vous aide, lors d’un prochain croisement avec votre adversaire préféré, à avoir les idées claires et prendre les bonnes décisions.

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